Les génériques d’ouvertures, quel délicieux sujet pour les cinéphiles !
Les Incorruptibles, les films des Monty Pythons, la Panthère Rose et ses suites, Terminator 1 & 2, Sueurs Froides, Ghost in the Shell, New-York 1997, Batman, j’en passe et des meilleurs, tous ces films ont des génériques d’ouvertures remarquables.
Mais, depuis les années 70, s’est généralisé ce long texte défilant pendant 6 minutes à la fin du film, où l’on peut voir le nom de toutes les personnes ayant participé de près ou de loin à l’élaboration du film. Voici le générique de fin, le mal aimé, celui pour lequel peu de spectateurs resteront dans la salle ou devant leur télé ou leur ordinateur. Je juge personne, moi-même je reste rarement pendant les génériques. Lire des noms d’inconnus avec pour fond sonore une reprise des thèmes principaux assez quelquonques du films ou le dernier single de Linkin Park (inclus dans la BO), c’est pas mon kif.
Mais il éxiste pourtant des films qui savent faire rester le specteur, ou du moins moi-même, pendant une bonne partie si ce n’est jusqu’à la fin du générique.
Une bonne musique : comme je le disais, c’est pas avec la reprise du thème principal de une Nuit au Musée, ni avec le dernier single de Linkin Park, que je vais rester dans la salle (bon, après, les goûts et les couleurs…). En revanche, si le film s’appelle l’Empire Contre-Attaque, apogée artstique en tous points de la saga des guerres stellaires, y compris musicale, il est évident que vous reprendrez bien un petit coup de marche impériale et de thème de Yoda.
Les films d’animation japonais ont également tendance à me fixer devant l’écran : Paprika, Ghost in the Shell, Memories, Princesse Mononoke…
Bref, de jolies musiques en tout genre, mais pas que jolies ! En y écoutant de plus près (à moins qu’il faille se laisser porter totalement), ces musiques se places comme des extensions des films, des conclusions musicales, et émotionelles. Je prend pour exemple le très bon Sunshine, de Danny Boyle. Le morceaux Peggy Sussed du groupe Underworld procure un sentiment de satisfaction vis-à-vis des évènemment du film, fait ressentir littéralement un « tout est bien qui finit bien ». Vous me direz que Peggy Sussed ne dure pas longtemps, en effet, la chason suivante est peut-être moins motivante pour rester jusqu’au bout.
Du bonus : L’autre moyen de faire rester le spectateur en salle, et qui fonctionne beaucoup mieux, est de donner au spectateur un supplément au film. En général, ça prend la forme d’un mini-écran situé d’un côté ou de l’autre de l’écran normal, pendant que texte défile de l’autre côté, et généralement, ce sont les comédies qui en profitent. Ça peut être une série de gags supplémentaires (Astérix Mission Cleopatre) ou un bêtisier (Rush Hour… désolé, j’ai pas d’autres exemples en tête).
Les mecs de chez Pixar, comme si les chansons de Randy Newman ne suffisait pas, font souvent ce genre chose, allant même jusqu’à faire de faux bêtisiers (1001 pattes et Toy Story 2). Dans le monde de Nemo, les personnages du film jouent avec le texte, et puis il y a Brad Bird qui lui, pour ses Indestructibles et ses Ratatouilles a choisi des animtions 2D suggestives très stylisée. Voilà pour Pixar.
Le générique de fin de Blues Brothers 2000 a le mérite (même si le film n’égale pas du tout le premier opus) de ne pas reprendre bêtement un des morceaux du films, et de faire pousser la chansonette aux acteurs le plus longtemps possible. Vous n’avez aucun mal à rester jusqu’à la fin du texte défilant, qui sera suivit par une dernière prestation de James Brown.
Citons aussi Steamboy, et sa galerie d’images suggérant une suite au film, sur la sublime partition de Steve Jablonsky.
Il y a également le générique de Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban qui prend la forme de la carte du maraudeur.
Toutalafin : Pour finir, certains génériques récompensent les spectateurs les plus courageux avec une plus ou moins petite surprise. Parfois, ce n’est que « Jay & Silent Bob reviennent dans Dogma » (Clerks). Ou alors, dans le cas d’une comédie, il s’agit d’un dernier gag comme à la fin de la Cité de la Peur et la conclusion de l’intrigue Vera-Cruzienne qui en valait vraiment la peine.
Lorsqu’il s’agit de films à suite, le générique peut se terminer sur un mini twist, comme X-men 3 (merde, ça fait deux fois que je cite un Ratner, honte sur moi !) ou on découvre que Professeur X bah en vrai il est pas mort !
Tout à la fin d’un film à suite tel que Matrix Reloaded, vous pourrez aussi peut-être voir une bande-annonce du prochain opus.
Et enfin pour terminer en beauté, parlons de ce que j’appelle « le point fort » de la Menace Fantome, où vous entendrez le thème d’Anakin se transformer progressivement en thème de Dark Vador dont la célèbre respiration cloturera le générique. Si ça ça sauve pas un film...
Méfait accomplie.
Et maintenant,pettit jeu. Si vous êtes un cinéphile hardcore digne de ce nom, vous n'aurez aucun mal à retrouver le film dont provient cette image:





Certains de leurs meilleurs gags sont dedans.